Le cleantag doit se servir des réseaux sociaux.

C’est au début de l’année 2011 que le clean tag a réellement pointé le bout de son nez en France. Auparavant, seules les Pages Jaunes s’étaient risquées à utiliser ce procédé de communication qualifié d’innovant. Florian Giraud a été l’un des premiers en France à convaincre des entreprises de communiquer via le cleantag. Responsable commercial de l’agence Cleancom durant 2 ans, il nous livre son expérience et fait un constat de l’évolution du support.

Comment vous est venue l’idée de commercialiser des campagnes de clean tags ?

Je n’ai pas eu cette idée directement. Ce sont Florian Sellem et Julien Chicha,  à l’époque directeurs de CS Value Europe, qui ont découvert ce procédé presque par hasard, en surfant sur le web. Ils m’ont proposé de les rejoindre pour gérer la partie commerciale car je trouvais le produit à la fois fun et innovant.

Et comment vos prospects réagissaient quand vous leur expliquiez le concept du clean tag ?

Plutôt bien. Parce que je pense qu’on leur proposait quelque chose de différent. Les entreprises ont toujours été énormément démarchées par téléphone. Mais on leur propose en règle générale des supports de communication classique, qu’ils utilisent déjà. A contrario, nous leur parlions de quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu. 90% de nos prospects étaient séduits par le clean tag. Mais beaucoup préféraient garder l’idée en tête plutôt que de se lancer dans le grand bain directement.

Justement, au bout de combien de temps avez-vous décroché votre premier contrat ? Et quand avez-vous senti que le clean tag pouvait se faire une vraie place dans le street marketing ?

De mémoire, nous avons décroché notre premier contrat un peu plus d’un mois après avoir commencé notre activité. Mais le vrai tournant a eu lieu en février 2012. Je me souviens avoir eu une illumination dans les couloirs du métro, en voyant l’affiche du film Scream 4. Ce masque « tête de mort » est connu de tous et il faut en faire un clean tag. J’ai donc contacté la direction marketing du distributeur (SND) et elle a été emballée par le concept. Nous nous sommes mis d’accord dur la réalisation d’une centaine de tags avaient été réalisées des cinémas de Paris et proche banlieue. Suite à cela, nous avons eu des relais dans la presse et sur le web et même reçu des appels de la part de décideurs qui avaient vu les clean tags. Ensuite, nous avons rapidement enchaîné avec une campagne pour les Solidays. Grâce à ces deux références, le cleantag a fait sous trou dans le monde du street marketing.

Après 4 ans de vie sur le marché français, pensez-vous que le clean tag rayonne comme il devrait ?

Le tag dit à l’eau aurait dû supplanter le tag à la craie. Déjà car ce dernier n’est pas légal et que le clean tag a des côtés innovants et écolgiques. Mais aujourd’hui, on constate que le tag à la craie est plus souvent utilisé par les annonceurs et agences de com. Ensuite, je pense que le tag publicitaire en général doit créer l’événement via des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter. Il y a des opérations ludiques à créer et peu de marques ont tenté ce pari pour le moment. Espérons que cela évolue. 

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